mauc croisés    

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Eric Gabriel
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Lu pour vous



Denis Grienenberger “Au-delà de l’illusion ”

J’ai rencontré Denis Grienenberger lors de la Fête du livre à Husseren-Wesserling. L’homme est avenant, passionné par la fiction qui vous agrippe et ne vous lâche pas au travers d’un livre ou d’un film. Je le soupçonne d’aimer ce que j’aime aussi.
En 2012, il sort le premier tome d’une saga :

Au-delà de l’illusion : Les hommes en habit de lumière. La vie de Marc bascule le jour où il découvre, dans une librairie strasbourgeoise, un livre d’apparence fort anodine. Brusquement, il acquiert l’une des plus incroyables facultés dont un homme puisse rêver. Mais il n’est pas seul…
Denis Grienenberger débute son livre en 1718, mais loin d’être un ouvrage historique, il nous ramène bien vite à Strasbourg au 21éme siècle et nous présente Marc le héros de ce livre. Détenteur d’un secret, ce dernier le partage à son insu avec un dangereux personnage. Denis Grienenberger nous conte une histoire fantastique, mais qui peut ravir aussi celles et ceux qui ont les pieds sur Terre. Il nous fait voyager de Strasbourg au Mont-Blanc, du XVIII au XXI siècle et ses personnages ne sont pas du genre à emprunter les escaliers, mais bien des ascenseurs temporels. Avec un langage riche et une intensité de chaque instant, Denis Grienenberger ne nous laisse pas le temps de poser son livre et nous garde prisonnier de son imaginaire.

Denis Grienenberger
Au-delà de l’illusion : Les hommes en habit de lumière.
Edition Thot 20 €

http://www.au-dela-de-l-illusion.com/presse
http://blog.denis.grienenberger.com/







Joël Dicker “La vérité sur l’affaire Harry Quebert ”

Lorsque sur la jaquette d’un livre, on découvre « Prix Goncourt des lycéens » et « Grand prix de l’académie Française » il s’offre deux solutions à l’acheteur potentiel : Fuir de suite vers un Marc Levy en tête de gondole ou se dire que, peut-être les lycéens ont du goût et les académiciens de bonnes lunettes. Et vu que je suis plus proche de l’âge d’un académicien que de celui d’un lycéen, je décide de jeter un coup d’œil dessus Car si les deux générations se retrouve autour de ce récit de Joël Dicker, c’est que son second opus «  La vérité sur l’affaire Harry Quebert » est une belle réussite. L’histoire de deux écrivains à succès, Harry étant le mentor de Marcus, jeune auteur qui se cherche une idée pour son second roman. Les deux hommes ont connu à des époques différentes, une réussite littéraire et cela les réunira autour d’une jeune fille disparue trente ans auparavant. La découverte de son squelette dans le jardin d’Harry relancera les accusations contre lui. Marcus se lancera alors corps, âme et stylo dans la défense de son ami.
Joël Dicker nous offre une belle rencontre entre deux visions de la vie, réunies par l’amour de l’écriture. Nous partageons l‘existence de Marcus et de Harry au travers de ce livre, dans l’Amérique provinciale. L’auteur y dépeint une série de personnages empreints de sentiments croisés qu’ils n’osent avouer. Avec ingéniosité, Joël Dicker décline à chaque chapitre une leçon d’écriture à laquelle les auteurs/lecteurs ne seront pas insensible.


La vérité sur l’affaire Harry Quebert de Joël Dicker
Editions de Fallois/ L’äge d’Homme 2
2€


Jean-Paul Didierlaurent “Le Liseur de 6H27 ”

Quel plaisir de se plonger dans cette rame du RER de 6h27 et d’écouter un quidam déverser sa litanie de mots matinaux. Guylain est préposé à la pire des tâches. Détruire des livres. Détruire des histoires, des vies, des personnages. Broyer des sentiments, comme le boucher broie des steaks, comme l’artiste broie du noir…  Mais en Guylain sommeille un sauveteur des mots, un aligneur de prose pour livre condamné. Il sauve des pages et les régurgite dans le métro en allant faire sa triste besogne. Il croisera un gardien « Alexandrophile », un collègue jaloux (pléonasme), une clé USB, un patron acariâtre et un cul de jatte, dont la triste histoire mérite en elle-même la lecture de ce délicieux bouquin.
J’en veux à Jean-Paul Didierlaurent d’avoir imaginé une histoire aussi belle et d’avoir donné vies à des personnages qui tracent leurs petits chemins dans un monde fait d’autoroutes. Mais je lui en veux encore plus de ne pas les avoir émancipés plus encore. Ces petits personnages sont à eux seuls d’authentiques héros du quotidien. A sa lecture, ce court bouquin me laisse dans l’embarras. Certes il était plaisant, (on imagine presque Amélie poulain dans la rame du RER), et pourtant si je l’ai dévoré, il me laisse sur ma « fin ». Ou en attente d’une suite…

Jean-Paul Didierlaurent
Roman - Edition Au diable Vauvert - 16€